REGARDS CROISÉS SUR L’ESPAGNE DES AUTONOMIES – 13 novembre 2018

Axe de recherche n°4 : Mémoires/mémoire

Date : mardi 13 novembre 2018

Lieu : Pôle Multimédia [salle 2.08], Aix-en-Provence, AMU

Porteur du projet : Saramaya PELLETEY [MCF, CAER]

Plusieurs constitutionnalistes et historiens définissent le système institutionnel de l’Espagne de l’après-franquisme né de la Transition démocratique, comme étant celui de « l’Espagne des Autonomies ». Quoique contestable, cette définition est devenue fréquente depuis l’adoption de la Constitution de décembre 1978 qui renvoya aux oubliettes le système des Lois Fondamentales de la dictature du général Franco. Ce dernier, décédé le 20 novembre 1975, avait dirigé le pays d’une main de fer après sa victoire sur la République, en avril 1939.

Pendant la Transition, les députés élus lors des élections législatives du 15 juin 1977 – les premières depuis celles du Front Populaire [1936] -, définirent consensuellement une nouvelle configuration de l’État qui fut approuvée lors du référendum du 6 décembre 1978 par 88% des bulletins exprimés. Parmi d’autres traits fondamentaux du nouveau texte, comme la Monarchie parlementaire, la proclamation des libertés individuelles et collectives, la séparation État-Église, la dépolitisation des Forces Armées, la suppression de la peine de mort ou le démantèlement de la censure -, le nouvel ordonnancement territorial, pour sa part, se caractérisait par un très haut niveau de décentralisation accordé aux 17 Communautés Autonomes du pays [+ les deux villes autonomes de Ceuta et de Melilla, sises sur la côte marocaine].

Or, sur l’ensemble des Communautés Autonomes, plusieurs jouissent depuis quatre décennies d’un système de bilinguisme que justifie l’existence de plusieurs langues locales qui, contrairement à la France républicaine, avaient résisté à l’épreuve du temps et aux menaces du centralisme. A cet égard, les trois alinéas de l’article 3 du texte constitutionnel indiquent clairement que

 

3.1   Le castillan est la langue espagnole officielle de l’État […].

3.2   Les autres langues d’Espagne seront également officielles dans leurs Communautés Autonomes respectives en adéquation avec leurs statuts.

3.3   La richesse des différentes modalités linguistiques d’Espagne représente un patrimoine culturel qui fera l’objet d’une protection et d’un respect particuliers.

 

Toutefois, au moment de l’élaboration de la Carta magna, le législateur n’était pas encore en mesure de décliner la liste des CA concernées car c’est dans les mois qui suivirent le référendum que les majorités locales fraîchement élues sollicitèrent l’accession à l’autonomie selon deux procédures possibles : la « voie lente » de l’article 143 ou la « voie rapide » de l’article 151. Rappelons que l’initiative du processus autonomique était offerte à trois catégories de Provincias [Départements] : les Départements limitrophes dotés de caractéristiques historiques, culturelles et économiques communes [Regiones ou Nacionalidades] ; les Départements possédant une entité régionale historique à caractère uniprovincial [solution qu’adopteront Madrid, Murcie, La Rioja et la Cantabrie] ; enfin les territoires insulaires [les Baléares et les Canaries]. Puis, au cours de la phase pré-autonomique [entre 1978 et 1983, selon les cas] les nouvelles CA délibérèrent sur le statut des langues vernaculaires existant localement, en évaluant leur degré de pratique au sein de la population locale. Si cette pratique était ancienne, ininterrompue et incontestable, elle pouvait justifier d’une procédure d’officialisation du bilinguisme. Les résultats furent divers. Ainsi, au terme de rudes débats, les Asturies s’abstinrent de réclamer le statut de bilinguisme pour le bable [ou asturianu], langue que ses défenseurs disaient pourtant être comprise par 20% de la population locale.

 

Les trois régions d’Espagne que la Constitution, sans les nommer, désignait tacitement sous le néologisme de Nacionalidades, nomenclature alors inconnue dans la tradition constitutionnelle, étaient la Catalogne, le Pays basque et la Galice, au motif que l’Histoire [i.e. la Constitution républicaine de 1931] leur avait reconnu un droit que la Guerre civile n’avait pas permis de mener à son terme. Dès la victoire de Franco, en effet, ces trois statuts furent dérogés et leurs auteurs emprisonnés voire passés par les armes, comme ce fut le cas de Lluis Companys, président de la Generalitat de Catalunya entre 1934 et 1936, qui fut livré à Franco par la Gestapo avec l’accord de Pétain, puis fusillé à Barcelone en 1940.

Dans le contexte de l’après-franquisme, deux autres CA, le Pays Valencien et l’Andalousie, prétendirent elles aussi être considérées comme des Nacionalidades, dans le sillage des trois « Communautés historiques » évoquées ci-dessus. Au sein de l’Assemblée constituante, définitivement rebaptisée Congreso de los Diputados, les ex-franquistes d’Alianza Popular emmenés par Manuel Fraga tentèrent en vain de s’opposer au terme de Nacionalidades qui, à leur yeux, représentait une insulte à l’unité de l’Espagne et à l’œuvre de Franco.

Aujourd’hui, soit 40 ans après l’adoption de la Constitution de 1978, les zones géographiques concernées par le bilinguisme sont l’aire catalanophone [Catalogne + Pays Valencien + Îles Baléares], l’aire bascophone [provinces basques + Navarre] et l’aire galicienne, lesquelles, malgré la répression que le franquisme avait exercée contre les langues et les cultures vernaculaires, avaient continué à faire vivre plus ou moins clandestinement l’euskera, le galego ainsi que le català avec ses quatre variantes : valenciàmallorquínmenorquínibicenco]. On le voit, la déclinaison des différentes langues actuellement utilisées sur le sol espagnol renvoie à un phénomène de diglossie voire de polyglossie. Aujourd’hui, la légitime fierté de pratiquer et de développer ces trois « autres langues de l’État » non seulement pour un usage quotidien mais également au niveau institutionnel, éducatif, culturel, médiatique et scientifique, est un fait hautement symbolique qui illustre ce qu’avait déjà pressenti au Siècle des Lumières le philosophe allemand Johann Gottfried Herder : « La langue est le sang du peuple ».

Mais à l’aspect linguistique, il faut ajouter un second aspect : la création culturelle et sa gestion par les Communautés Autonomes de la catégorie ci-dessus définie, et qui configurera le second volet de notre Journée d’étude. Du fait des transferts de compétences qui se sont appliqués au cours des années, notamment à l’occasion de la révision de certains statuts d’autonomie, la gestion culturelle espagnole dépend plus des Consejerías de Cultura des 17 Autonomies que de l’État lui-même, au point que plusieurs partis nationalistes ont toujours appelé de leurs vœux la disparition pure et simple du Ministère de la Culture. Dans les faits, chaque fois qu’un projet coûteux [type construction d’un musée ou d’un auditorium] est envisagé par les Communautés Autonomes, on observe une collaboration étroite entre Ministère et Consejerías.

 

A l’instar de la Catalogne ou du Pays Basque – qui gèrent leur politique culturelle de manière particulièrement volontariste, notamment lorsque les partis nationalistes parviennent au pouvoir lors des élections autonomiques -, la Galice, le Pays valencien, les Îles Baléares et la Navarre ont à cœur de développer une politique culturelle plus ou moins ambitieuse, selon les cas, qui repose sur la gestion de la création locale sous différents aspects : soutien de la langue à travers la presse écrite, les médias audiovisuels, la cinématographie et l’édition ; financement de festivals, de compagnies de théâtre et de danse ; politique du Patrimoine. Autant d’expressions culturelles qui, d’une manière ou d’une autre, expriment la créativité et l’héritage patrimonial des Communautés Autonomes considérées. Ces deux aspects fondamentaux [d’une part la place et le rôle de la langue vernaculaire, et d’autre part la politique culturelle des CA dites « à langue propre »], donneront lieu, au cours de la journée d’étude du 13/11/2018, à une approche différenciée : 4 conférences le matin, assurées par des spécialistes des aires géolinguistiques considérées et, l’après-midi, 2 tables rondes réunissant ces mêmes spécialistes.

Affiche 1-Espagne des autonomies

Déroulement de la JE

« REGARDS CROISÉS SUR L’ESPAGNE DES AUTONOMIES : LANGUES ET CULTURES »

Matin [exposés magistraux] : « Les autres langues de l’État espagnol »

09:00                           Accueil             Saramaya PELLETEY [CAER/AMU] / Bernard BESSIERE [CAER/AMU]

09:15 – 10:00               Hubert ALCARAZ [Université Pau]         Panorama de l’Espagne des Autonomies

10:00 – 10:45               Mercè PUJOL [Université Paris 10]        Catalogne-Pays Valencien-Baléares

Pause/questions

11:00 – 11:45               Joxeán FERNÁNDEZ [Université Nantes] Pays basque

11:45 – 12:30               Eric BEAUMATIN [Université Paris 3]    Galice

Après-midi [tables rondes] : « Création culturelle et gestion de la culture »

14:00 – 15:00               Table ronde Catalogne, animée par Estrella MASSIP et Francesc NIUBÓ [CAER/AMU], avec Mercè PUJOL, Hubert ALCARAZ et Eric BEAUMATIN.

15:00 – 16:00               Table ronde Pays Basque–Galice, animée par Severiano ROJO [TELEMME/AMU] avec Joxeán FERNÁNDEZ, Eric BEAUMATIN et Hubert ALCARAZ.

Conclusions

Annexe 1 : Présentation des participants extérieurs à l’AMU

 

Hubert ALCARAZ

Maître de Conférences Droit public [HDR, qualifié CNU 2017] Université de Pau

Institut d’études ibériques et ibérico-américaines (CNRS UMR 7318)
Responsable du DU Métiers de l’administration générale territoriale
Correspondant auprès du Tribunal Constitutionnel espagnol, Région de Pau [France]

Postes précédents          Universidad de Sevilla [profesor titular]

Aix-Marseille Université [ATER]

      Spécialités     Droit constitutionnel
Droit comparé
Droits fondamentaux
Droit de l’organisation territoriale et des collectivités territoriales

Choix de publications

Ouvrages

Le droit au respect de l’intimité devant les juges constitutionnels français et espagnols, Thèse pour le doctorat en droit, Aix-en-Provence, 12 décembre 2003, 637 p.

Collectivités territoriales et intégration des étrangers – Perspectives de droit comparé (sous la direction de, en collaboration avec O. Lecucq), Paris, L’Harmattan, Coll. Bibliothèques de droit, 2013, 229 p.

Articles

« Compte rendu du Vème Congrès de l’Association des constitutionnalistes d’Espagne – Ad augusta per angusta », Revue française de droit constitutionnel, 2007, n° 70, p. 441-448.

« Le principe de libre administration des collectivités territoriales dans la jurisprudence constitutionnelle après la révision du 28 mars 2003 », Revue française de droit administratif, 2009, n° 3, p. 497-514.

« La spécificité du Défenseur du peuple espagnol », in J.-P. Marguénaud et A.-M. Tournepiche (sous la dir.), La Médiation – Aspects transversaux, Paris, Litec, 2010, p. 103-114.

« La politique étrangère de l’Espagne : de l’intégration aux incertitudes », Questions internationales, Paris, La Documentation française, 2010, n° 43, mai-juin 2010, p. 92-99.

« L’inclusion du concept de nation et des symboles nationaux dans les statuts des Communautés autonomes espagnoles », in M.-P. Lanfranchi, O. Lecucq, D. Nazet-Allouche (sous la dir.), Nationalité et citoyenneté – Perspectives de droit comparé, droit européen et droit international, Bruxelles, Bruylant, Coll. A la croisée des droits, 2012, p. 123-142.

« Parlamento y organización territorial en Francia », in F. Pau i Vall (coord.), Parlamento y organización territorial – XVIII Jornadas de la Asociación Española de Letrados de Parlamentos, Madrid, Tecnos, 2012, p. 133-147.

« La motivation des décisions du Tribunal constitutionnel espagnol » (en collaboration avec O. Lecucq), in M.-C. Ponthoreau et F. Hourquebie (sous la dir.), La motivation des décisions des cours suprêmes et cours constitutionnelles, Bruxelles, Bruylant, 2012, p. 209-234.

« L’insertion d’une déclaration des droits dans les statuts d’autonomie des Communautés autonomes espagnoles. Retour sur une controverse », in Long cours. Mélanges en l’honneur de Pierre Bon, Paris, Dalloz, 2014, p. 19-38.

« La Constitution et le mariage gay en Espagne – A propos de l’arrêt STC 198/2012 du Tribunal constitutionnel espagnol », Revue des droits et libertés fondamentaux, Dossier n°2 Droit constitutionnel Personnes Famille, 2014, http://rdlf.upmf-grenoble.fr

« Droit constitutionnel des collectivités territoriales. Aspects de droit public comparé : l’Espagne », in G. Guglielmi et J. Martin (sous la dir.), Le droit constitutionnel des collectivités territoriales – Perspectives comparatiste, Paris, Berger-Levrault, 2015, p. 72-83.

« Répartition des compétences et collaboration entre collectivités territoriales : le projet de loi NOTRe face aux contraintes constitutionnelles », Rencontre annuelle tripartite entre les Associations nationales de droit constitutionnel espagnole, italienne et française, Paris, Sénat, 27 mars 2015

« Les fonctions constitutionnelles de l’identité de l’Etat en Espagne », in M. Fatin-Rouge Stéfanini, A. Levade, V. Michel et R. Mehdi (sous la dir.), L’identité des Etats à la croisée des Etats et de l’Europe : quels sens ? Quelles fonctions ?, Bruxelles, Bruylant, 2015, p. 297-314.

« La organización territorial francesa en 2015: ¿Hacia Una redefinición territorial? », Cuadernos Manuel Giménez Abad, Décembre 2015, n° 10, p. 22.

« Constitution et droit international en Espagne » (en collaboration avec I. Gomez Fernández), in B. Bonnet (sous la dir.), Traité des rapports entre ordre juridiques, Paris, LGDJ, 2016, p. 1677-1694.

« La protección del patrimonio cultural en Francia : del redescubriminento a la valorización », in F. López Ramón (sous la dir.), El patrimonio cultural en Europa y Latinoamérica, Madrid, Instituto nacional de administración pública, 2017, p. 143-154.

« La liberté de manifestation en Espagne » (en collaboration avec O. Lecucq), in A. Duffy, T. Perroud, (sous la dir.), La liberté de manifestation dans l’espace public, Aix-en-Provence, 18 mars 2016, Revue des droits de l’homme, 2017, n° 11, disponible en ligne.

« Le contrôle de constitutionnalité des décisions de justice en Espagne : le cas du recours d’amparo », in M. Fatin-rouge Stéfanini et C. Severino, Le contrôle de constitutionnalité des décisions de justice : une nouvelle étape après la QPC ?, Confluence des droits (en ligne), Aix-en-Provence, DICE, 2017, p. 161-175.

JOXEÁN FERNÁNDEZ

Directeur de la Cinémathèque basque [San Sebastián], Professeur associé Université de Nantes.

2001 sq.                   Membre du comité de direction du Festival du Cinéma Espagnol de Nantes.

2010 sq.                   Directeur de la Cinémathèque basque.

2011 sq.                   Membre du Comité de Direction du Festival de Cinéma de San Sebastián.

Docteur de l’Université de Saragosse et de l’Université de Nantes avec une thèse doctorale en co-tutelle intitulée Cinéma et Guerre Civile au Pays Basque (1936-2006).

Professeur titulaire (actuellement en détachement) de l’Université de Nantes, spécialiste de l’Histoire Contemporaine et de l’Histoire du Cinéma.

En 2012 et 2017  Professeur invité de la Chaire Bernardo Atxaga de la City University of New York (CUNY).

Il a co-réalisé avec Marta Horno le documentaire A las puertas de París (2008).

Auteur de nombreux articles sur l’histoire contemporaine du Pays Basque et le cinéma, il a coordonné les livres suivants : Federico Fellini (avec Jesús Angulo), Cine y Guerra Civil en el País Vasco (avec Santiago de Pablo), Conservación audiovisual en la era digital (avec Alfonso del Amo), De Lumière a Kaurismäki. La clase obrera en el cine (avec Carlos F. Heredero).

Il est également éditeur de Cine vasco: tres generaciones de cineastas et auteur de l’ouvrage Euskal Zinema-Cine Vasco-Basque Cinema.

Il a collaboré à la création et fait partie de la Direction Académique de l’École de Cinéma Elías Querejeta Zine Eskola.

 

Eric BEAUMATIN  Professeur des Universités, linguistique hispanique, Université Sorbonne Nelle

UFR LLCSE, Dépt. EILA : Centre Censier, 13 rue Santeuil, 75005 Paris.

Traducteur d’une quinzaine de romans et d’une cinquantaine d’articles [de l’espagnol, du français, de l’italien, de l’anglais et du catalan].

  • Cursus

1978-1983          Elève-professeur, ENS St.-Cloud.

1981                       Agrégation d’Espagnol.

1990                       Thèse de doctorat, Université Paris IV (dir. MM. Maurice Molho et J.-C. Chevalier) : Vers une étude de l’euphémisme hispanique.

1990 sq. :             MCF, Sorbonne Nouvelle + chargé d’enseignement en linguistique hispanique, en version classique et en littérature catalane à l’École Normale Supérieure et aux Universités de Paris-Sorbonne, Le Mans et Dijon.

2000, sq.              Responsable du Centre d’Études Galiciennes de Paris ; responsable des enseignements de galicien, catalan et basque à la Sorbonne Nouvelle.

2011                       HDR, Sorbonne Nouvelle (dir. G. Luquet) : Linguistique, épilinguistique, métalinguistique. Enjeux, formes et conditions du départ et de la confusion.

2012 sq.                PR, Sorbonne Nouvelle.

  • Spécialités de recherche

Linguistique ibéro-romane et romane ; phonologie, métrique, histoire et analyse linguistique des textes à contraintes fortes ; maledictologie, traductologie, parémiologie ; histoire sociale de la langue catalane ; discours épi- et métalinguistique ; histoire et épistémologie des SHS.

  • Sélection de publications

1987  — « Notas escuetas sobre ingenios, estructuras y naciones, a propósito de algunos preoulipismos en lengua castellana », in A. Altarriba (éd.), Sobre literatura potencial. Vitoria, Universidad del País Vasco : 99-104.

1990  — « Ordre et désordre au début de la Década ominosa : aspects de l’épuration au Palais royal de Madrid (1823) », in A. Faure (éd.) : Répression et prison politiques en France et en Europe au XIX siècle (Société d’histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle). Paris, Créaphis (« Pierres de mémoire ») : 113-126.

1995  — « L’arbre, l’étoile et le puzzle : modèles et enjeux de la classification linguistique sur la frange orientale de la péninsule ibérique », in A. Redondo (dir.), Relations entre identités culturelles dans l’espace ibérique et ibéro-américain. I. Centre et périphérie. Presses de la Sorbonne Nouvelle (« Cahiers de l’UFR d’Etudes ibériques et latino-américaines », 10) : 253-262.

— « Identité linguistique et filtres phonologiques, 3 : El català, mare de totes les llengües, un exemple de caricature linguistique », in G. Luquet (éd.) : Travaux de linguistique hispanique. Paris, PSN : 13-30

1997 « De nombres y supuestos : raíces folclóricas y exegéticas de una cervantística amena en Maurice Molho ». Minorque (Cala Galdana), Primer Convivio internacional de Locos Amenos – Memorial Maurice Molho, 25-27 octobre.

— « Groupes de pression et devenir des langues : le cas de la Lliga del Bon Mot en Catalogne ». Paris, Centre des Congrès de la Porte Maillot, XVIe Congrès International des Linguistes, 20-25 juillet.

2000  — « Le marquage de l’extranéité linguistique chez des locuteurs francophones : endo-construction d’une phonologie pan-étrangère », in D. Véronique (éd.), Actes du XXIIe Congrès international de linguistique et philologie romanes (Bruxelles, 1998), T. IX : « Contacts interlinguistiques ». Tübingen, Niemeyer, 2000. • Republié in F. Kohler (éd.), Stéréotypes culturels et constructions identitaires. Tours, Presses Universitaires François-Rabelais, 2007 (« Etudes Hispaniques », XVIII) : 223-232.

— « À propos de la traduction dite spécialisée : réflexions sur la ‘gestion’ du sens, entre traducteur et traductaire », in S. Mejri, T. Baccouche, A. Clas et G. Gross (dirs.) : Traduire la langue, traduire la culture. Tunis et Paris, Maisonneuve & Larose et Sud Editions (« Lettres du Sud ») : 27-47.

— « Présentation », in E. Beaumatin (éd.), Antibiotiques. Bègles, Le Castor Astral, (« Cahiers Georges Perec », 7) : 13-17.

— Georges Perec : six volumes publiés aux Editions du Seuil (« La Bibliothèque du XXe siècle », dir. Maurice Olender), en collaboration variable (avec : Ewa Pawlikowska, Bernard Magné, Marcel Bénabou, Claude Burgelin, Philippe Lejeune)

2003  — « Langues », in I. Ramonet, R. Chao et Wozniak : Abécédaire partiel et partial de la mondialisation. Paris, Plon : 261-263.

2005  — Eric Beaumatin et Mireille Ribière (dirs.) : De Perec etc., derechef. Textes, lettres, règles & sens. Mélanges offerts à Bernard Magné. Nantes, Joseph K (« Essais »).

En préparation avec Maria Keating (Universidade do Minho) : coordination d’un recueil d’études traductologiques.

  • — « Le concept de clinamen dans le cadre de la théorie potentialiste de la littérature : propositions pour une textogenèse », in Reyes de la Rosa, L. Sánchez del Corral, A. Marín Martí et R. García de Mesa (éds.) : Creatividad y literatura potencial. Cordoue, Servicio de publicaciones de la Universidad de Córdoba : 25-44.

— « Norme linguistique et variation : usages, recherches et enseignement ». Valence (Espagne), Linguistique plurielle : Conférence de clôture. VII° Congreso internacional de lingüística francesa, 25-27 octobre.

2010 « La langue et les langues dans l’hispanisme : contextes, moyens et stratégies ». Université de Reims, Conférence de clôture des Journées d’étude de la Société des Hispanistes Français : L’enseignement des langues dans l’hispanisme français, 20-21 mai.

— « Le concept de clinamen dans le cadre de la théorie potentialiste de la littérature : propositions pour une textogenèse », in J. Reyes de la Rosa, L. Sánchez del Corral, A. Marín Martí et R. García de Mesa (éds.) : Creatividad y literatura potencial. Cordoue, Servicio de publicaciones de la Universidad de Córdoba : 25-44.

2011  — Mémoire inédit pour l’HDR, présenté sous la direction de G. Luquet : Crise de langue. Ivon L’Escop et la croisade du Bon Mot (Catalogne, 1908-1936). Université Paris 3, 237 p.

 

Mercè PUJOL BERCHÉ, Professeur des Universités, Paris Ouest Nanterre-La-Défense

Professeure de Langue espagnole à l’Université Paris Nanterre. Responsable de l’axe REDESC (Recherches en Didactique et Sociolinguistique sur l’Espagnol et le Catalan) au sein du Centre de Recherches Ibériques et Ibéro-américaines (CRIIA) de l’EA 369 Études romanes. Codirectrice du CRIIA et directrice du Master 1 M2i Management Interculturel et International. Ses recherches, au carrefour de la sociolinguistique et de la didactique du plurilinguisme, s’intéressent, entre autres, à la gestion de la diversité linguistique et culturelle. Une partie de ses travaux porte sur les politiques linguistiques en Espagne et les questions identitaires.

  • Sélection de publications

       Coordination d’ouvrages

  • Marie-Claude Chaput, Géraldine Galeote, Maria Llombart, Mercè Pujol Berché & Bruno Tur (Coord). Migraciones e identidades en la España plural. Estudios sobre los procesos migratorios, Madrid, Biblioteca Nueva, Colección Historia, 2015, 285 pages.

       Chapitres

« Política lingüística en España y población extranjera », in Castillo Lluch, M. & Kabatekh, J. (Eds). Las lenguas de España. Política lingüística, sociología del lenguaje e ideología desde la Transición hasta la actualidad. Madrid, Iberoamericana, 2006, 205-222 (ISBN 84-8489-216-6)

« Contribution de l’immigration à la richesse linguistique et culturelle de l’Espagne : réflexions autour de l’intégration sociolinguistique », in Chaput, Marie-Claude, Peñalva, María Luisa & Tur, Bruno (Éds). Regards, 14, 2009, 253-270 (ISBN : 978-2-85901-045-4).

« Construcción de estereotipos: la imagen de la emigración latinoamericana transmitida por la prensa escrita en España », in Bergasa, V.; Cabañas, M.; Lucerna Giraldo, M. & Murga, I. (Eds). ¿Verdades cansadas? Imágenes y estereotipos acerca del mundo hispánico en Europa. Madrid, Consejo Superior de Investigaciones científicas, Biblioteca de Historia, 68, 2009, 503- 521 (ISBN : 978-84-00-087552-4)

« La cuestión lingüística en la campaña electoral española de 2008 y su transposición en los periódicos ABC y El País », in Lagarde, Christian (Éd.). Le discours sur les « langues d’Espagne » / El Discurso sobre las « lenguas españolas », (1978-2008), Perpignan,  Presses Universitaires de Perpignan, 2009, 231-254 (ISBN : 978-2-35412-046-7)

« Une manipulation subtile : Les propositions concernant les langues pendant la campagne électorale espagnole », in de Hoyos, J.C. & Pérennec, M.-H. (Dir). Langue et manipulation. Saint, Étienne, Presses Universitaires de Saint-Étienne, 2012, 47-60 (ISBN : 978-2-86272-604-5)

« Mirades creuades Illes Balears i Catalunya: llengua i política lingüística », Mònica Güell (Dir). Les Illes Balears: Literatura, llengua, història, arts / Les Iles Baléares: Littérature, langue, histoire, arts, Canet, Editions Trabucaire, 2015, 47-60 (ISBN   978-2-84974-211-2)

Parte III. Capítulo 3. « Lenguas y migraciones: Políticas lingüísticas para la integración de los inmigrantes en Cataluña », in Marie-Claude Chaput, Géraldine Galeote, Maria Llombart, Mercè Pujol Berché & Bruno Tur (Eds). Migraciones e identidades en la España actual. Estudios sobre los procesos migratorios, Madrid, Biblioteca Nueva, Colección Historia, 2015, 165-182 (ISBN : 978-84-161700-12-8)

« Mouvements de contestation en Catalogne : manifestations et consultation(s) sur l’indépendance », in Alicia Fernández & Matthieu Petithomme (Dir.). Contester en Espagne. Crise démocratique et mouvements sociaux, Paris, Demopolis, 2016, 135-157 (ISBN 978-2-35457-090-3)

Articles

« Políticas lingüísticas y de integración en materia de emigración en Europa como reflejo de la construcción de los estados-nación », Lengua y migración, 1:1, 2009, 75-120 (ISSN 1889-5425)

« Modelos de atención educativa a la población inmigrante en Francia », Segundas lenguas e inmigración en red, Vol. 4, 1, 2011, (ISSN 1989-1954).

« La representación del individuo en la sociedad: inmigración y prensa en España », Travaux et Documents Hispaniques / TDH, 1, 2011, Individu et société : représentation, rapports, conflits (I : Espagne), 2011, 117-137 (Colloque : 13-15.02.2008)

URL : http://eriac.net/la-representacion-del-individuo-en-la-sociedad-inmigracion-y-prensa-en-espana/

« Política lingüística: lengua, cultura e identidad, el ejemplo de Cataluña  », Amnis [En ligne],  | 2013, mis en ligne le 20 novembre 2013, URL : http://amnis.revues.org/2061

« Fabricació i transmissió de les representacions sobre les llengües. El català a França, entre llengua regional, perifèrica i plurilingüisme », in Fabregat, I. (ed). V Col·loqui Internacional de l’AFC: Llengua, literatura i cultura. Els Països Catalans i la Bretanya: Llengua, patrimoni i identitat, REC (Revue d’Etudes Catalanes), nº 1, 2015, 65-73 (ISBN en cours)

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