NICOLAS-CLAUDE FABRI DE PEIRESC : passion Italie,  Par Colette Collomp (CAER) Jeudi 15 septembre – 18h30

Nicolas-Claude Fabri de Peiresc

En septembre, pour les journées du patrimoine 2016, c’est la gazette du marquis qui fait la une du Côté Méjanes.

À l’honneur cette année Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, érudit et collectionneur, témoin typique de la curiosité de son temps.

EXPOSITION

Un savant aixois universel

[1]

Estimé par tous les érudits des premières décennies du 17e siècle, Peiresc fut surnommé « Prince des Curieux » et « Procureur général de la République des Lettres ». Curieux de tout, Nicolas-Claude Fabri, seigneur de Peiresc (1580-1637) fut à la fois géologue, archéologue, philologue, historien, juriste, numismate, anatomiste, naturaliste, botaniste, astronome…
À Belgentier, il modela sa maison en villa à l’italienne et cultiva des plantes du Levant (anémones de Chalcédoine), d’Égypte (papyrus), de Perse (lilas), des Indes (jasmins, lauriers-roses). Il passa une grande partie de sa vie à Marseille et à Aix dans l’hôtel de Calas qu’il avait transformé en bibliothèque et en cabinet d’antiquités et de curiosités, avec un observatoire au dernier étage. La maison sera démolie avec le palais comtal, juste avant la Révolution.
Sa collection de 17 000 médailles d’Europe et d’Orient était la plus belle de France. Il publia peu, mais correspondit avec tous les grands esprits de son temps (plus de 10 000 lettres mises en ligne sur www.e-corpus.org). C’est par eux et pour eux aussi qu’il se procurait objets et documents, activant ses réseaux d’amis et de marchands, sollicitant les voyageurs, les diplomates, les missionnaires…
Sa connaissance des langues, de l’histoire et de la culture du monde méditerranéen firent de lui un précurseur des savants orientalistes en Provence. Cet érudit universel eut l’honneur d’un hommage posthume, publié à Rome en 1638, sous la forme de 44 poèmes en 38 langues dont le provençal, le basque et le breton, mais aussi l’hébreu, l’arabe, l’éthiopien, le copte, l’arménien, le turc, le persan… Ce livre précieux est l’un des documents choisi par la bibliothèque pour rappeler, par quelques vitrines, le savant oublié. Elles seront visibles, tout le mois de septembre, à l’entrée de l’espace lecture adultes.

Du Jeudi 1er septembre au samedi 1er octobre
Bibliothèque Méjanes – Espace lecture

LES JOURNÉES DU PATRIMOINE

Les Amis de la Méjanes s’associent à la thématique des Journées du Patrimoine en proposant deux interventions qui rappellent deux des nombreux intérêts et passions de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, cet érudit, grand voyageur né en 1580 à Belgentier dans le Var et mort en 1637 à Aix-en- Provence. Conseiller au Parlement de Provence, Peiresc fut aussi et surtout un scientifique, un homme de lettres, un astronome et un collectionneur.

CONFÉRENCE : NICOLAS-CLAUDE FABRI DE PEIRESC : passion italie
Par Colette Collomp, universitaire, CAER (Centre aixois d’études romanes)

La conférence présentera un corollaire peut-être moins connu de la passion que Peiresc éprouva pour l’Italie et sa culture : sa bibliothèque. Après avoir évoqué les voyages de Peiresc en Italie et les liens épistolaires qu’il a tissés avec les savants, hommes de science et hommes politiques de ce pays, nous nous attacherons plus particulièrement aux contacts qu’il a noués avec les humanistes et bibliothécaires italiens et, afin de mieux appréhender le savant et l’homme, tenterons de reconstituer et d’analyser la composition de sa bibliothèque qui, selon ceux qui ont eu le privilège d’y pénétrer « envahissait le plancher, grimpait le long des murs, débordait dans le vestibule ».

Jeudi 15 septembre – 18h30 Salle Armand Lunel

CONFÉRENCE : NICOLAS-CLAUDE FABRI DE PEIRESC  : amateur de monnaies et médailles
Par Jean-Louis Charlet, professeur émérite de littérature antique, médiévale et humaniste

En suivant la passion de Peiresc pour les monnaies, depuis la découverte d’un sou d’or de l’empereur Arcadius à Belgentier jusqu’à la fin de sa vie, on découvrira le monde des collectionneurs et « antiquaires » (au sens ancien du terme) et, plus largement la « République des Lettres » (Res Publica Litterarum) à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, en rencontrant quelques grands noms (Scaliger, Malherbe, Sirmond, Casaubon, Gassendi, Jacques de Thou et même Rubens…).

Samedi 17 septembre – 15h Salle Armand Lunel

visuel-peiresc-ee295

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.